Les grands argentiers mondiaux réunis pour tenter d'enrayer la crise financière

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Les ministres des Finances et banquiers centraux du G7 et du G20 tenteront, ce week-end, à Washington d'apporter une réponse commune à la crise financière. Mais les divergences d'approche apparues ces derniers jours ne sont pas de bon augure.
DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À WASHINGTON.
Rarement rassemblement des ministres des Finances et banquiers centraux des sept pays les plus industrialisés (G7) n'aura suscité autant d'attente sur les marchés financiers. En marge des réunions d'automne du FMI et de la Banque mondiale, ce week-end à Washington, les grands argentiers des pays industrialisés se rencontreront aujourd'hui pour débattre de la crise financière. Avant que les chefs d'Etat et de gouvernement du G8 élargi ne se réunissent à leur tour probablement mardi à Washington ou à New York si l'on en croit le président du conseil italien, Silvio Berlusconi. Ce que la Maison-Blanche a démenti.
Doit-on, pour autant, s'attendre à des décisions concrètes engageant l'ensemble des membres de ce cénacle ? Le G7 aura du mal à parler d'une seule voix, comme l'a laissé entendre le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson. « Quand on regarde les pays du G7, on voit des pays très différents, des systèmes financiers différents, des besoins différents et des politiques différentes », a-t-il dit. Taro Aso, le Premier ministre japonais, a pourtant exhorté les participants à envoyer un « message fort » face à la crise. Mais il a implicitement reconnu que le sommet pourrait échouer sur ce point.
Les divergences constatées entre Européens sur les modalités d'aide au système bancaire ne sont pas non plus de bon augure. Les quatre membres européens du G7 viendront à Washington avec leurs propres recommandations. Ainsi, la Grande-Bretagne défendra les propositions de Gordon Brown sur un « plan européen de financement » qui permettrait de garantir les prêts interbancaires. De son côté, le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück, devrait insister sur des mesures destinées à améliorer la transparence des marchés financiers (lire ci-dessous). « Si ces gens-là viennent en ville et ne font rien de significatif, ce sera un mauvais coup pour la confiance », estimait dans le « Washington Post », hier, Fred Bergtsen, directeur du Peterson Institute for International Economics.
Le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, quant à lui, espérait des mesures de coordination supplémentaires en vue de restaurer la capacité des banques à emprunter et à lever des capitaux ainsi qu'à protéger les épargnants. Mais, exception faite de la baisse coordonnée des taux d'intérêt directeurs opérée par sept banques centrales, mercredi, aucune mesure transnationale jusqu'à présent n'a été prise.
L'ambiance est plutôt tendue entre Européens et Américains, les premiers accusant les seconds d'être largement responsables de la situation actuelle. Les pays émergents ne sont d'ailleurs pas en reste.

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Crise financière: optimisme modéré des Bourses dans l'attente du plan Bush


PARIS (AFP) — Les bourses européennes se montraient modérément optimiste mercredi, comme les bourses asiatiques, dans l'espoir d'une adoption prochaine du plan de sauvetage des banques aux Etats-Unis, l'Europe se mobilisant de son côté pour renforcer le système financier face à la tempête.
Le Sénat américain remettra au vote mercredi soir le plan de sauvetage du secteur bancaire américain de 700 milliards de dollars après son rejet, lundi, par la Chambre des représentants, qui avait entraîné le soir même une déroute à Wall Street.
Le président George W. Bush a promis aux Américains et "aux citoyens du monde" que ce n'était pas la fin du processus législatif. "Mon administration va continuer à travailler étroitement avec les dirigeants des deux partis", républicain et démocrate, au Congrès, a-t-il assuré.
Le président américain a ainsi répondu indirectement aux demandes de responsables politiques d'autres pays, comme la chancelière allemande Angela Merkel, qui a appelé à un vote du plan de sauvetage, selon elle "nécessaire pour restaurer la confiance des marchés".
Les chefs de file démocrates Harry Reid et Nancy Pelosi ont fait part à M. Bush de leur "confiance" dans le vote d'un nouveau plan par le Congrès.
Le vote au Sénat américain aura lieu après la tombée de la nuit mercredi, après la fête du Nouvel An juif. Cela signifie qu'exceptionnellement le Sénat se prononcera sur le plan avant que la Chambre des représentants ne l'examine à nouveau jeudi.
Le plan révisé que le Sénat examinera mercredi prévoit de porter à 250.000 dollars le plafond de la garantie accordée aux déposants en cas de faillite de leur banque. Les candidats à la Maison Blanche Barack Obama et John McCain, qui avaient fait cette proposition mardi, se rendront au Sénat mercredi soir.

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la première puissance mondiale sévit depuis quelques temps une crise financière.
avec ce blog suivez l'évolution de cette crise.



Blessures américaines
C'est aux Etats-Unis que les stigmates sont les plus profondes. Wall Street ne compte aujourd'hui plus aucune banque d'investissement. Cette année, Bear Stearns a été racheté par JPMorgan Chase et Merrill Lynch a rejoint le giron de Bank of America. En septembre, Lehman Brothers a, lui, fait faillite. Dans la foulée, pour retrouver la confiance du marché, les deux derniers survivants, Morgan Stanley et Goldman Sachs, ont obtenu l'autorisation de se transformer en banques commerciales. Outre Wachovia, la première caisse d'épargne du pays, Washington Mutual, a perdu son indépendance, après son rachat par JPMorgan Chase. On recense, par ailleurs, une dizaine de faillites de banques régionales.
Egalement durement touchée par la crise, la Grande-Bretagne a connu plusieurs déflagrations. Deux banques ont été nationalisées (Northern Rock et Bradford & Bingley), l'une est passée sous pavillon espagnol (Alliance & Leicester, avalée par Santander, qui va par ailleurs reprendre le réseau de Bradford & Bingley) et une quatrième, HBOS, a été rachetée par sa grande rivale Lloyds TSB. Ces dernières soixante-douze heures, le Benelux a été frappé à son tour par l'onde de choc avec les sauvetages successifs de Fortis et de Dexia. En Allemagne, où la tendance est à la consolidation bancaire, le dernier signal inquiétant est venu d'Hypo Real Estate avant-hier, qui a évité de justesse la faillite.

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